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Trouver un spot bivouac

On résussit souvent à trouver un beau sport bivouac.
Bivouac aux Tre Cime, Dolomites, Italie

Lorsqu’on voyage à vélo, il est parfois difficile de trouver un spot bivouac de qualité pour passer la nuit. Et quelques soit la façon dont se déplace (randonnée, vélo…), il existe des fondamentaux pour passer une bonne nuit dans sa tente : trouver un terrain plat et confortable, être à l’abri des regards, et évidemment loin des villes de préférence. Dans cet article, on partage nos astuces pour vous aider à établir votre campement de manière plus sereine et efficace. En ce qui nous concerne, pour le moment ça marche plutôt bien !

En pratique, comment trouver un spot bivouac ?

Tous les jours aux alentours de 16h-18h, se pose la même question : faudrait-il commencer à chercher un spot pour ce soir ? Parfois, les choses se font naturellement, parfois on a besoin de s’y prendre bien plus en avance. Si vous n’avez jamais bivouaqué ou que vous avez encore peu d’expérience dans le domaine, c’est un feeling qui ne s’explique pas vraiment. Par exemple, lorsqu’on se trouve en pleine nature durant l’été avec un terrain approprié (plus ou moins plat et pas trop caillouteux), rien ne presse : les journées sont longues, il y a peu de monde dans les environs et plusieurs endroit permettent de planter la tente. Mais en plein hiver, lorsque la météo se fait menaçante, ou encore à proximité d’un grand axe routier ou d’une ville, les choses se corsent et on ressent comme un besoin plus pressant de trouver un endroit approprié où passer la nuit.

On vous conseille donc de vous y prendre plus ou moins à l’avance selon la situation, et on vous donne nos astuces en cas de besoin.

Il est temps de trouver un spot bivouac pour la nuit.
Sur une route en Bosnie

Par internet

Pour vous rassurer ou être un peu plus prévoyant, vous pouvez vous renseigner à l’avance sur le type de route et de région que vous allez traverser en fin d’après-midi. Pour ça, rien de plus pratique que Google Maps et son mode satellite ou streetview. Vous pouvez ainsi rapidement voir si vous serait entouré de verdure, ou bien s’il y aura de petits chemins non goudronnés ou sentiers aux alentours pour vous éloigner de la civilisation. Personnellement, ça nous a sauvé plusieurs fois !

Il existe aussi le site/application Park4Night, destinée initialement aux vanlifers, mais qui peut aussi vous aider à trouver un bon spot pour la nuit. Quoi de mieux que de s’incruster au milieu de quelques vans pour passer une bonne soirée si l’endroit est sympathique ?

Voilà un beau spot bivouac avec vue.
Réveil à Seceda, Dolomites, Italie

Par l’échange

Il peut arriver que les choses ne se passent tout de même pas comme prévu (mauvais temps, fatigue, douleurs, grande zone urbaine, problème mécanique…). Dans ce cas, la meilleure chose à faire est de parler aux gens que vous croiserez : les habitants et commerçants connaissent souvent bien les alentours de leur village et pourront vous conseiller une direction à prendre ou même directement un endroit où dormir (voire même vous inviter chez eux si vous êtes chanceux ?). Cela permet aussi d’avoir l’aval d’un local et de se sentir plus en sécurité pour la nuit, en cas de contrôle par les forces de l’orde par exemple (bon, on vous avoue qu’on s’est fait avoir une fois de cette façon, mais on final pas d’amande, on a juste dû lever le camp très tôt le matin).

D’ailleurs, selon la situation, vous pouvez aller demander directement à l’office du tourisme, la gendarmerie ou la mairie : selon les pays, il y a parfois un terrain municipal sur lequel on peut vous autoriser à rester de façon temporaire.

Et bien sûr, vous pouvez aller frapper aux portes ci et là, en demandant un bout de jardin pour passer la nuit. Parfois on vous regardera avec méfiance ou curiosité, d’autre fois on vous laissera camper sur la pelouse, ou bien mieux encore.

Rencontre à côté de notre spot bivouac.
Une belle rencontre, Visoko, Bosnie

Nos astuces pour trouver son bivouac

De manière générale, n’hésitez pas à vous faire confiance et à suivre votre intuition : elle vous guidera souvent vers un petit coin de paradis à l’abri des regards, si vous avez l’audace d’aller explorer le chemin qui vous intrigue. Et surtout, n’hésitez pas à sauter sur une bonne occasion : même s’il est tôt et que vous n’avez pas fait les kilomètres escomptés, ce n’est pas forcément une mauvaise chose de vous arrêter si vous passer à côté du spot parfait. Ca serait dommage de dormir dans un endroit miteux quelques kilomètres plus loin non?

 

On finit par quelques tips qu’on a récolté avec un peu d’expérience :

  • Bivouaquer en haut des cols, c’est vraiment le pied, et il y a souvent de la place autour pour poser une tente.
  • Les forêts sont aussi très abritées des regards et du vent, spot idéal pour une soirée au calme en été.
  • Lorsqu’on est en pleine ascension et trop fatigués pour continuer, on trouve souvent dans les épingles un espace mort relativement plat et à l’abri de la route, où une ou deux tentes passent largement (c’est du vécu).
  • Les chemins ou sentiers donne souvent accès à un champ, une clairière, une forêt ou un espace vert. Il faut bien sûr s’éloigner un peu en poussant le vélo quelques mètres et tenter de ne pas gêner les potentiels randonneurs ou véhicule du matin, mais ce sont généralement les spots les plus tranquilles.

Sport bivouac en bord de route mais plutôt confortable.
Nuit en bord de route, Kotor, Monténégro

Les détails à ne pas négliger

Même lorsqu’on pense avoir trouvé le spot idéal pour passer la nuit, il reste quelques points importants à ne pas oublier, tel que le respect de son environnement mais aussi bien se renseigner sur celui-ci pour éviter les mauvaises surprises et passer une soirée plus sereine.

Connaître son environnement

  • Chaque endroit est différent : selon où vous vous trouvez, vous n’aurez pas à gérer les mêmes situations. Dans certains pays le bivouac est très mal toléré et il vous faudra bien vous cacher, dans d’autres vous pourrez dormir au milieu d’un village, dans un parc ou une bâtisse abandonnée (vécu en Albanie), ou encore recevoir très facilement l’aide des locaux ou des stations-service (comme en Turquie).
  • Gérer l’ensoleillement : s’abriter du soleil du matin l’été / chercher à recevoir les premiers rayons de soleil l’hiver. Ça peut sembler anodin mais c’est un détail qui peut vous garantir un bien meilleur réveil le lendemain.
  • Attention aux animaux sauvages : les dangers potentiels ne sont pas les mêmes partout (chiens errants, loups, ours, serpents, insectes venimeux…). Pensez à ranger votre nourriture à distance raisonnable et en hauteur si vous êtes dans une région peuplée d’ours ou de loups. De manière générale, renseignez-vous sur la faune locale, même si parfois de simples souris peuvent s’avérer bien plus ennuyeuses en entamant vos sacoches pour avoir accès au Saint Graal (vécu).
  • Pas trop près des cours d’eau : une grosse averse, même en dehors de votre zone, et une crue est vite arrivée. De même, pensez que sur la plage il peut y avoir de grosses marrées dans certaines régions.

Nuit à Seceda, Dolomites, Italie

Ne laisser aucune trace

  • Récupérer tous les déchets : oui les siens bien sûr, et pourquoi pas aussi ceux des autres ! Penser à toujours prévoir une poubelle sur soi, voire plusieurs pour faire le tri.
  • Faire attention à ses excréments : on n’en parle pas assez mais non, on ne fait pas caca n’importe où et n’importe comment. On enterre si possible ou bien on emporte on se retient. Et petits détails, on n’oublie pas de remporter ses papiers. (N’hésitez pas à lire l’ouvrage « Comment chier dans les bois », il vous apportera bon nombre de connaissances fortement utiles, de façon ludique et sans prise de tête).
  • Ne pas se laver ou faire sa vaisselle directement dans les cours d’eau : même un savon naturel pollue l’eau. Il vaut mieux s’éloigner de quelques centaines de mètres afin que les résidus de savon puissent être filtrés par la terre.
  • Eviter de faire du feu (sauf cas d’extrême nécessité ou emplacement dédié bien sûr) : la terre consumée met beaucoup de temps à se reconstituer et cela peut perturber certains éco-systèmes fragiles, sans parler du risque d’incendies.

Ramassage des ordures autour du spot bivouac.
Ramassage des déchets autour du coin bivouac, Croatie

Pour conclure

Au moment où nous publions cet article, cela fait plus de 6 mois que nous sommes sur les routes, avec des dizaines et des dizaines de bivouacs effectués dans 9 pays différents (et très peu de mauvaises anecdotes). On espère vous être utiles en partageant ces conseils et notre expérience du terrain. Car trouver son emplacement pour la nuit n’est que la première étape d’un bivouac réussit. Il faut ensuite organiser son campement pour en profiter pleinement : bien connaître son matériel, lutter contre le froid, se nourrir et s’hydrater, se laver, etc. On vous parlera de tout ça prochainement dans un second article.

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